Amira Lamti sélectionnée aux Rencontres d’Arles pour le Prix Découverte 2026
TYPEPRIX, EXPOSITION
LIEURENCONTRES D'ARLES
DATES2026
ARTISTEAMIRA LAMTI
Doors a proposé et soutenu la candidature de l’artiste visuelle Amira Lamti, sélectionnée pour le Prix Découverte 2026 Fondation Louis Roederer aux Rencontres d’Arles. Le projet d’exposition sera révélé lors de la prochaine édition des Rencontres d’Arles 2026, du 6 juillet au 4 octobre 2026. Amira Lamti a précédemment été exposée dans l’exposition collective Le temps creuse même le marbre الدوام ينقب الرخام à l’Abbaye de Jumièges et au Focus Tunisie de Menart Fair en 2025.
Amira Lamti. Photo : Amira Lamti
Doors est heureux d’annoncer que l’artiste visuelle Amira Lamti, soutenue par Doors, a été sélectionnée dans le cadre du Prix Découverte 2026 Fondation Louis Roederer aux Rencontres d’Arles, parmi plus de 300 dossiers provenant de toutes les régions du monde.
Amira Lamti (1996) est une artiste visuelle tunisienne travaillant entre photographie, vidéo et installation. Son travail explore les liens entre corps, mémoire et héritage, nourri par une histoire familiale ancrée dans les pratiques spirituelles et les rituels populaires. Diplômée des Beaux-Arts de Sousse et lauréate du programme de mentorat de l’ENSP Arles en 2024, elle a récemment développé ses projets au sein des résidences Villa Salammbô et Elyssa (Institut français de Tunisie), La Villette et Hangar Barcelona.
Son art, imprégné des thèmes du patrimoine et de la transmission, tisse ses propres récits en superposant images fixes et images en mouvement issues d’univers variés. Elle expose en Tunisie et à l’international, notamment à la biennale Jaou, à l’Image Festival Amman, à Baghdad Photo Week et à Scan Tarragona. En 2025, elle a montré son travail à l’Abbaye de Jumièges et au Palais Kheireddine-Musée de la Ville de Tunis. En 2026, elle participera à des expositions à l’Institut du Monde Arabe et au Saudi Arabia Museum of Contemporary Art. Son travail a également été présenté aux foires Menart (Paris) et Abu Dhabi Art Fair, par la plateforme artistique Doors et par la galerie Yosr Ben Ammar.
Amira Lamti, Amen, série Bent el Machta, 2024. Impression numérique sur papier mat, 110 x 83 cm. Courtesy de l’artiste.
Dans sa série Bent el Machta, présentée l’année dernière dans l’exposition collective Le temps creuse même le marbre الدوام ينقب الرخام à l’Abbaye de Jumièges et au Focus Tunisie de Menart Fair, Amira Lamti — fille et petite-fille de machta — réinterprète un rituel de mariage traditionnel du Sahel tunisien. La machta, figure centrale de la jelwa (cérémonie pré-nuptiale), accompagne la mariée dans son passage de jeune fille à épouse. Héritier de pratiques ancestrales, ce rituel, situé à la frontière du sacré et du profane, trouverait ses origines dans le culte de la déesse punique Tanit.
Ayant grandi en observant cette tradition, l’artiste la revisite en endossant elle-même le rôle de la mariée et en invitant son frère à poser vêtu d’habits féminins. Par la photographie, la performance, l’impression textile et l’usage d’archives familiales, elle compose des œuvres où se superposent générations et mémoires. En réinventant ce rituel, Amira Lamti interroge les rôles de genre, l’évolution des pratiques sociales et la place des femmes. Ce projet transforme ainsi un rite ancestral en un rituel créatif, mêlant art et spiritualité, tout en questionnant les normes sociales et culturelles.
Vue de la performance Wled el Machta (Les enfants de la Machta). Photo : Charlotte Cazenave
Accompagnée par Doors, l’exposition proposera une traversée intime du rituel de la jelwa, que l’artiste a observé en grandissant. En se mettant dans la peau de la mariée et en invitant son frère ou ses cousins à poser dans des vêtements féminins traditionnels, Amira Lamti rejoue une cérémonie dont elle interroge à la fois l’histoire, la transmission et les glissements contemporains. Les œuvres, réalisées en cyanotype, sérigraphie ou impression digitale, déployées sur divers supports — papier, papyrus, tulle, satin — dialoguent avec des images d’archives familiales.
« La meilleure façon de dire la vérité … serait peut-être d’accepter qu’en photographie, elle ne soit ni immédiate ni neutre. Les sept artistes réuni·es dans le cadre du Prix Découverte 2026 montrent que celle-ci se construit dans la relation, la proximité et l’engagement des corps, des mémoires et des héritages. Ancrée dans des récits culturels et historiques pluriels, activée par le rituel, le geste ou l’archive intime, la vérité photographique devient processuelle et située. Elle assume la subjectivité comme condition éthique, critique et politique d’un accès au réel toujours en devenir, jamais donné une fois pour toutes. Au contraire, ce réel se construit, se dispute parfois et se transforme toujours, à travers ces regards pluriels et engagés. »
– Nadine Hounkpatin, commissaire invitée
Amira Lamti exposera auprès des autres artistes et stuctures sélectionnés pour le prix : Souleymane Bachir Diaw (Sénégal) présenté par La.ima (France) ; Jordan Beal (Martinique, France) présenté par La Station Culturelle (Martinique, France) ; Mallory Lowe Mpoka (Canada / Belgique / Cameroun) présentée par Occurrence (Canada) ; Magali Paulin (France) présentée par doubledummy (France) ; Phan Quang présenté par Galerie Bao (France) ; et Charlotte Yonga (France / Cameroun) présentée par la Fondation H (Madagascar).
Leurs projets sont accompagnés par la commissaire invitée Nadine Hounkpatin et seront exposés lors de la prochaine édition des Rencontres d’Arles 2026, du 6 juillet au 4 octobre 2026.
Pendant la semaine d’ouverture, un jury sera invité pour décerner le Prix Découverte qui récompensera l’un des sept projets retenus avec une acquisition d’œuvres d’un montant de 15 000 euros ; et le public votera le Prix du Public, qui récompensera l’un des projets retenus avec une acquisition d’œuvres d’un montant de 5 000 euros. Les œuvres intègreront la collection des Rencontres d’Arles.
Amira Lamti, Sunlit Affirmation, série Bent el Machta, 2024. Impression numérique sur papier mat, 42 x 32 cm. Courtesy de l’artiste.
Sur la performance « Wled el Machta » présentée dans le vernissage de l'exposition « Le temps creuse même le marbre » à Jumièges, les deux artistes Amira et Rochdi partagent leurs idées et leurs réflexions derrière cette production.
Sur la scène artistique contemporaine tunisienne, une nouvelle vague de femmes artistes visuelles crée des œuvres marquantes ancrées dans l'identité, la mémoire collective et la critique sociale. Cet article présente quatre voix remarquables mises en avant dans l'exposition « Le temps creuse même le marbre الدوام ينقب الرخام », qui offrent des réflexions puissantes sur la transformation personnelle et culturelle.
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